16 janvier 2008

Croyances

La beauté de l’amour réside-t-elle dans la promesse jamais tenue. L’erreur serait-elle dans le fait de promettre ? La promesse ne serait jamais tenue, parce qu’elle n’a pas lieu d’être. La grande méprise humaine serait-elle de vouloir croire à quelque chose ou à quelqu’un, à tout prix ?
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28 décembre 2007

Quelle direction ?

Les traumatismes et les pertes semblent finir par rendre l'humain si fatigué et secret qu'il ne sait comment avancer, ou même s'il peut encore avancer. La mélancolie prend alors le dessus, et la beaucoup des relations échouent, ou tournent vinaigre. Malgré cela, d'infinitésimales lumières semblent encore poindre. Vivre, c'est s'exposer ; mais c'est aussi perdre. Le sachant, l'habitude fait-elle encore détourner le regard ?
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02 décembre 2007

Oublier

Peut-on dépasser et oublier la machine infernale générée par le désir ? Ce désir semble exister au plus fort en nous-mêmes alors que sans cesse on cherche à le remiser quelque part dans les strates. Est-ce pour cela qu'on ne se sent vivre que lorsqu'on désespère de le détruire ?
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06 octobre 2007

Tour de table

Il est bien rare que l'on convie de sa propre initiative fantômes et ombres. Mais eux ne se gênent pas pour être là, à intervalles réguliers, certains jours précis. Les combattre n'a pas de sens, mais on ne s'habitue jamais tout à fait à leur présence (ou à ce qu'ils représentent), ni à leur goût. Au bout de toutes ces années, les mêmes peines sont toujours là, légèrement différentes et si semblables malgré tout. "Il n'est aucune sorte de sensation qui soit plus vive que celle de la douleur ; ses impressions sont sûres,... [Lire la suite]
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02 septembre 2007

Guilt & revenge

Après les serments, survient tôt ou tard le temps des déchirures et des blessures. Cet amour, qu’on déifiait encore quelques jours ou semaines auparavant, ne revêt plus que la forme d’un disgracieux appendice ou d’une blessure (pas toujours très) intime, suivant le point de vue. "And when you'll fall in love with me, I'll dig a hole by the river-tree, and I'll fuck you until you die" - Jeffrey Lee Pierce/Gun Club
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28 janvier 2007

How does it feel ?…

Je me souviens, il y a déjà pas mal de temps (je n'avais pas encore cessé d'avoir la télé), une très belle interview (sur Arte) de Leonard Cohen ; il était dans sa cuisine, quelque part en Californie, et disait que malgré tous les voyages qu'il avait pu faire, il n'appréciait pas grand chose de plus qu'un verre de vin dans la cuisine où était filmée l'interview. J'ai sûrement bien moins voyagé que lui, je n'ai pourtant de cesse de rechercher et franchir certaines limites, les paradis du bout du monde comme les enfers internes me... [Lire la suite]
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06 janvier 2007

Rémanence

Cette douleur, je la connaissais, mais me refusais à l'identifier. Quelque part sous les peaux, tout n'est que rupture.
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28 octobre 2006

Sourire de circonstance(s)

Passer son temps à donner le change, offrir aux autres la face qu'ils attendent de nous finit par provoquer le vrai ennui. Ceux qui nous "aiment", ou qui le prétendent, finissent par ne pas comprendre les accès de rugosité, comme la douceur (ou sa demande) inopinée. Accepter l'incongru et cesser de demander "pourquoi" permettrait-il d'aller au devant de la beauté ? "Ce n'est pas quand j'ai l'air mort que je fais semblant, mais lorsque je parais vivant." - Jean-Hubert Gailliot
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23 octobre 2006

In hoc signo vinces

Offrir mes forces commes mes faiblesses, souvent j'en rêve, tout en sachant malgré tout que cela n'existe pas. Beaucoup de ces absents ont tenté de m'appeler, ceux qui ne savaient pas mon nom ou comment le faire, ont essayé de parler à mes silences peu éloquents. Ces silences que je finis par apprivoiser forment ainsi le dernier rempart. Je le construis méthodiquement, appréciant ainsi cette chère solitude qui paradoxalement finira par me briser. Apprendre à s'apprécier n'est pas vain, même si l'exercice quotidien est loin d'être... [Lire la suite]
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08 octobre 2006

Désirer l'absence

Les larmes sont stériles et ne font que souligner le manque et la douleur. De fait, la nuit se passe, envapée, entre une boîte de comprimés et une boîte de mouchoirs. Les départs sont de plus en plus définitifs et l'éloignement incommensurable. Et pourtant. Comment parvenir à donner une place à l’absence, à l’absente ?
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