07 janvier 2008

Déraison ordinaire

J'ai appris à ne pas me moquer des fous, et de ceux qui semblent l'être.
Les portes que j'ai ouvertes en moi, paradoxalement à force de dissimulation, m'ont donné accès à nombre de mondes insoupçonnés, insoupçonnables. Loin de tout raisonnement construit ou pouvant l'être.
À force de flouer les autres (alors qu'on n'a jamais compris qu'ils puissent être autres) on se trompe soi-même. On donne le change, persuadé que l'on est que ça pourra durer. Mais ça ne dure pas. On sait, au tréfonds, que c'est faux, que le monde entier est faux. On pense sans arrêt, presque jusqu'à l'obsession, au "monde qui est une comédie sans acteur" de Sartre.
Rien ne peut plus apporter un semblant d'apaisement.

- Tu m'as traité de punk ? Bienvenue au bord du gouffre…

Posté par justdumb à 00:43 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Déraison ordinaire

    je ne sais si vous serez heureux de la référence mais Paolo Coehlo tient un discours assez similaire dans Veronika décide de mourir...Vous connaissez ?

    Posté par Plumette, 11 janvier 2008 à 23:36 | | Répondre
  • Je n'ai jamais rien lu de cet auteur, je dois faire un blocage…

    Posté par JD, 16 janvier 2008 à 00:11 | | Répondre
  • A force de dissimulation

    voilà la phrase : à force de dissimulation ????

    que dissimulons nous à essayer d'être soi même et se chercher malgré toute notre éducation et notre savoir faire ?

    je sais ce que je suis, et je me dis parfois qui suis je,

    je sais ce que je vaux mais parfois je dis, vais je y arriver,

    je sais en qui je crois et parfois je doute de ma force,

    alors qu'est ce que je dissimule......
    a++

    Posté par NINA, 03 juillet 2009 à 23:31 | | Répondre
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