06 octobre 2007
Tour de table
Il est bien rare que l'on convie de sa propre initiative fantômes et ombres. Mais eux ne se gênent pas pour être là, à intervalles réguliers, certains jours précis. Les combattre n'a pas de sens, mais on ne s'habitue jamais tout à fait à leur présence (ou à ce qu'ils représentent), ni à leur goût.
Au bout de toutes ces années, les mêmes peines sont toujours là, légèrement différentes et si semblables malgré tout.
"Il n'est aucune sorte de sensation qui soit plus vive que celle de la douleur ; ses impressions sont sûres, elles ne trompent point comme celles du plaisir." Sade
Commentaires
je crois que je ne suis pas toujours d'accord avec Sade.
peut-être faut-il apprendre à leur sourire, à fare la paix avec eux . comme dans le Fantôme de Canterville ?
Certains fantômes ne se laissent pas dompter, même au bout d'années...
Vous savez, William Styron, l'auteur du Choix de Sophie, a vécu une dépression terrible au point de vouloir mettre fin à ses jours. Au dernier moment, ce qui l'a arrêté, c'est le merveilleux souvenir des jours de bonheur avec son épouse, ses enfants. Alors quand vos fantômes sont loin, profitez de tous les instnats et quand vous entendez leurs chaînes, pensez très fort à ce que vous avez vécu de beau. Bon courage !
Petite Plume
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