19 février 2006

Give me a new drug

On rencontre de plus en plus de gens qui ont eu maille à partir avec des produits, en vente chez l'épicier ou chez le dealer, et, qui jurent leurs grands dieux, que plus jamais ils n'y toucheront. Pourquoi ce "jamais" ? Est-ce pour ce protéger du/des produit/s en question, ou pour se protéger d'eux-même ? Serait-ce le fameux "protect me from what I want" ? En même temps, une telle répulsion ne fait que dénoncer une fascination, qu'elle soit pour le produit ou pour ses effets.
Les expériences et erreurs passées m'ont appris que seul le cheval blanc pourrait me faire repartir vers ce qui est peut-être l'unique produit (avec le caillou, mais après essai, j'ai trouvé ça dégueu) vraiment dangereux. Une (belle) femme, que j'ai aimée (et que j'aime sûrement encore) m'avait enjoint de "ne pas ouvrir la boîte de Pandorre", alors que je lui tenais ce discours. Mais d'où vient cette peur ? De nous ? De l'attrait de l'interdit ? De la mort (le célèbre "better of than dead" du Velvet) au compte-gouttes qu'il instille et qui nous ensorcèle ? Ou juste du plaisir de ne plus être tout à fait soi, face à un monde qui, de toute manière, s'évertue à gommer notre identité ?

"I don't like your fashion business, Mister,
And I don't like these drugs that keep you thin
And I don't like what happens to my sister,
First, we take Manhattan, then we take Berlin
".
Leonard Cohen

Posté par justdumb à 21:50 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Give me a new drug

    Plus fort, s'il vous plaît !

    Posté par Just Dumb, 21 février 2006 à 01:37 | | Répondre
  • STRONGER, PLEASE.

    Posté par Just Dumb, 22 février 2006 à 13:52 | | Répondre
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